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Cyclisme - Tour de France
19/07/2009 - 17:00
Le cador, c'est Contador !

Reuters
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Etape 15: Classement
Classement général
Le film de l'étape
Après deux semaines d'observation, le Tour de France a basculé, peut-être pour de bon, lors de la 15e étape dimanche. Impérial, Alberto Contador s'est imposé en solitaire au sommet de Verbier, reléguant Andy Schleck à 43 secondes. Il endosse le maillot jaune. Lance Armstrong a affiché ses limites.

Il a fallu attendre deux semaines. Une interminable attente pour voir enfin les favoris de ce Tour de France se déclarer la guerre sur la route, après une frustrante paix armée dans les Pyrénées et les Vosges. Comme prévu, avec l'entrée dans les Alpes, le Tour a bien changé de dimension. Et les réponses aux questions soulevées depuis le départ de Monaco ont trouvé, pour la plupart, une réponse on ne peut plus nette. La plus importante d'entres elles a été apportée par Alberto Contador. Vainqueur en solitaire à Verbier en réduisant la concurrence à la figuration, l'Espagnol a prouvé qu'il n'avait pas de rival en haute montagne. Le message est cinglant. Au point que cette réponse appelle à son tour une question: le Tour est-il fini?

On peut légitimement se le demander, car si la prise de pouvoir du Castillan n'a surpris personne, l'ampleur des écarts creusés par le vainqueur 2007 en moins de sept kilomètres, sur une pente certes sélective mais loin d'être monstrueuse, place Contador dans la peau d'un archi-favori de ce Tour 2009. Sa banderille à Arcalis, il a huit jours, bien au-delà des 20 secondes grappillées à cette occasion, avait eu valeur d'avertissement. Mais cette fois, le leader d'Astana n'a pas attendu les deux derniers kilomètres pour lancer l'offensive. A 6,5 kilomètres du sommet, alors qu'ils n'étaient déjà plus qu'une poignée autour de lui, il a suffi d'une attaque, une seule, pour permettre à Contador de s'envoler. Le Tour venait de basculer. Andy Schleck a tenté de sauter dans la roue de l'Espagnol. En vain.

Armstrong baisse la tête

Comme prévu, ce premier acte alpin, plus qu'une grande étape de montage, s'est donc résumée à une course de côte, sur les huit kilomètres de l'ascension finale. Au pied de celle-ci, l'échappée du jour ne comptait déjà plus qu'une poignée de secondes d'avance sur le peloton des favoris. Un groupe à l'allure plutôt fière, d'ailleurs, avec Mikel Astarloza, qui fut longtemps maillot jaune virtuel, intéressé par le général. David Moncoutié, lorgnant davantage sur la victoire d'étape. Ou des coéquipiers de leaders, comme Fabian Cancellara (pour les frères Schleck) ou Jurgen Van den Broeck (pour Cadel Evans). Mais une fois à Verbier, les ambitions des uns et les tactiques des autres n'avaient plus cours. Cette fois, c'était l'heure de la grande explication. Les Saxo Bank, pied au plancher, ont préparé le terrain. Et à moins de sept kilomètres de l'arrivée, les duettistes Andy et Frank Schleck se trouvaient en compagnie d'un autre tandem, celui d'Astana, avec Contador et Lance Armstrong, l'étonnant Bradley Wiggins et Cadel Evans. Il était encore temps de se demander qui était le plus fort. 300 mètres plus loin, la question ne se posait plus.

Une fois lancée dans sa folle cavalcade, Contador n'a pas tardé à creuser des écarts conséquents. Seul Andy Schleck, lui aussi en solo, a réussi à limiter les pertes. Sur la ligne d'arrivée, le jeune Luxembourgeois accusait 43 secondes de retard. 20 secondes plus tard, un petit groupe avec Vincenzo Nibali, Frank Schleck, Wiggins et le diesel Carlos Sastre revenu de l'arrière. Puis, avec environ une minute trente de débours, une nouvelle grappe de battus, comprenant Evans et Armstrong, en dernier étant trainé jusqu'en haut par Andreas Kloeden. On pourra d'ailleurs s'étonner de l'attitude de l'équipe Astana. Alors que Contador venait d'attaquer, ce sont Kloeden et Armstrong en personne qui ont roulé derrière leur coéquipier, au lieu de laisser travailler Evans ou Sastre. Curieux. Mais sans grande importance, à vrai dire. Car Contador n'a besoin de personne. Il est peut-être isolé dans sa propre équipe, mais l'isolement qui est le sien au sommet de la hiérarchie est désormais autrement plus saisissant.

Au classement général, après sept kilomètres de bagarre à peine, le ménage est fait. L'Espagnol trône tout en haut, avec 1'37" d'avance sur son dauphin, Lance Armstrong, lequel a passé son plus mauvais quart d'heure sur la Grande Boucle depuis bien longtemps. Il y a quasiment autant d'écart entre Contador et son plus proche poursuivant qu'entre celui-ci et le 10e du classement. Dans ce paquet, Christophe Le Mével, capitalisant sur son rapproché de la veille, s'est accroché et pointe à une jolie 9e place. Coup de chapeau aussi à Rinaldo Nocentini. L'Italien a certes rendu son tablier jaune, mais il est toujours dans le Top 10 (6e). Parmi les ténors, Andy Schleck (5e) est à 2'26", Carlos Sastre (11e) déjà quasiment à quatre minutes, Cadel Evans (14e) à cinq. Il y a bien Contador et les autres. Bien sûr, le chemin jusqu'à Paris est encore long. Mais il faudrait posséder un sacré esprit de contradiction pour prétendre ce soir que ce Tour 2009 n'a pas été assommé en Suisse.

# Posté le dimanche 19 juillet 2009 13:17

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Cyclisme - Tour de France
11/07/2009 - 19:00
Sanchez, le récidiviste

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Etape 8: Classement
Classement général
Le film de la 8e étape
Luis Leon Sanchez est en train de prendre des bonnes habitudes sur le Tour de France. Déjà vainqueur à Aurillac l'an dernier, l'Espagnol s'est imposé samedi à Saint-Girons. Le leader de la Caisse d'Epargne a réglé au sprint ses trois compagnons d'échappée, dont Sandy Casar. Nocentini reste en jaune.

Luis Leon Sanchez est un rabat-joie. Le début d'euphorie dans lequel baignait le cyclisme français après les victoires de Thomas Voeckler à Perpignan mercredi, et celle de Brice Feillu au sommet d'Arcalis, vendredi, la passe de trois n'était pas loin. Sandy Casar, à l'avant de la course quasiment d'un bout à l'autre de cette 8e étape, est passé tout près d'une nouvelle victoire sur le Tour de France, deux ans après son succès à Angoulême. Mais le protégé de Marc Madiot est tombé sur un os. A l'emballage, il a eu le tort de lancer son sprint d'un peu loin, avant de se faire déborder par Sanchez.

Pour la cinquième fois de sa carrière, Casar échoue donc à la plus mauvaise place sur la ligne d'arrivée. Le puncheur de la Française des Jeux est un peu le Zoetemelk des d'étapes. Une victoire et beaucoup d'accessit. La mauvaise habitude de Casar tranche avec celle qu'est en train de prendre Luis Leon Sanchez. L'an dernier, il s'était révélé au grand public en remportant la 7e étape, à Aurillac. Le premier grand succès de sa carrière. Depuis, le garçon est transfiguré. Il a encore franchi un cap en début d'année en remportant Paris-Nice. En l'absence d'Alejandro Valverde, il a été propulsé leader chez Caisse d'Epargne sur ce Tour de France. Pas sûr qu'il ait les moyens de rivaliser avec les meilleurs sur la durée, mais en s'imposant samedi, il a déjà rempli son contrat.

Evans fait n'importe quoi

Sandy Casar a donc eu affaire à un gros client. Pas sûr que cela suffise à atténuer sa déception, d'autant qu'il avait été le premier à lancer la course dans le Port d'Envalira. Au sommet, il était d'ailleurs seul en tête. Plus tard, le Français est reparti en compagnie d'une dizaine de coureurs, avant que l'échappée ne s'effiloche au fil des deux dernières ascensions, le col de Port de le col d'Agnès. Un peu juste dans cette difficile montée, Casar a basculé quelques secondes derrière Vladimir Efimkin, Mikel Astarloza et Luis Leon Sanchez. Puis il est rentré dans la descente. Les quatre se sont joué la gagne. Efimkin, qui n'avait pas pris un relais de la journée, a attaqué à quatre kilomètres de l'arrivée. Le Russe a été repris dans la dernière ligne droite. C'était fini pour lui, tout comme pour Astarloza, complètement cuit. Tout allait donc se jouer entre Casar et Sanchez. On connait la suite. Et la fin.

Au-delà de la victoire d'étape, on attendait de ce deuxième volet du triptyque pyrénéen qu'il décante un peu la situation entre les favoris. Après tout, la montagne est faite pour ça. Mais il semble écrit que cette année, les Pyrénées seront escamotés. Vendredi, l'ennui avait régné sur les pentes d'Arcalis, jusqu'à ce qu'Alberto Contador ne plante une petite banderille dans les deux derniers kilomètres. Samedi, les ténors sont encore restés sans voix. Soit ils n'attaquent pas soit ils font n'importe quoi. Dans cette dernière catégorie, mention spéciale à Cadel Evans. Ah, pour attaquer, il a attaqué. Dès le Port d'Envalira. L'Australien a compté à peine une minute d'avance avant d'être ramené à la raison dans la vallée. A part gêner le développement de l'échappée initiale, son offensive si lointaine, et sans autre favori à ses côtés, n'avait aucune raison d'être.

Le Tour s'endort

Il aurait peut-être été plus judicieux de tenter quelque chose dans le col d'Agnès, très pentu, même si, au sommet, il restait plus de 40 kilomètres à couvrir. Andy Schleck l'avait bien compris. Le champion du Luxembourg a secoué le cocotier par deux fois. Sa double accélération a réduit le groupe des favoris à une petite quinzaine d'unités. Mais quand il a vu que le quatuor d'Astana (Contador, Armstrong, Leipheimer et Kloeden) n'avait pas été ébranlé par son coup de pédale, le cadet des Schleck a coupé son effort. Résultat, en haut du col d'Agnès, le peloton principal avait récupéré beaucoup de monde, dont Roman Kreuziger, à la peine sur l'attaque de Schleck, ou encore le maillot jaune Rinaldo Nocentini, qui avait sauté lui aussi.

La faible activité sismique chez les gros bras sied parfaitement à la formation AG2R La Mondiale et à son débutant vétéran de 31 ans. Nocentini peut même espérer le conserver jusqu'à la journée de repos. A ce rythme, il y a en effet de fortes chances que la journée de dimanche ressemble aux deux précédentes. Malgré Aspin et Tourmalet, la distance entre les deux cols et l'arrivée à Tarbes est trop importante pour que la grande bagarre, ou même la petite, soit déclenchée. Décidément, le Tour s'endort. Une chose est sûr, ce n'est pas Oscar Pereiro qui le réveillera. L'Espagnol, un des quatre anciens vainqueurs au départ, a quitté la course dans l'anonymat samedi. Chez Caisse d'Epargne, à l'heure de fêter la victoire de Luis Leon Sanchez, le champagne coulera donc avec un petit arrière-goût de déception. Mais rien à voir avec l'amertume de Sandy Casar.

Eurosport - Laurent VERGNE

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 05:17

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Cyclisme - Tour de France
10/07/2009 - 18:00
Brice d'Arcalis

DPPI
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Etape 7: Le classement
Classement général
Le film de la 7e étape
Magnifique de culot, Brice Feillu (Agritubel) a signé une victoire splendide à Arcalis, lors de la 7e étape du Tour. Le maillot jaune est sur les épaules de Rinaldo Nocentini (AG2R), lequel possède une poignée de secondes d'avance sur Alberto Contador. L'Espagnol a dominé les autres favoris.

En étant méchant, on pourrait résumer cette première étape pyrénéenne en une formule: un héros et des zéros. Le héros, c'est Brice Feillu. A moins de 24 ans, pour son premier Tour de France, le gamin d'Agritubel a signé une victoire aussi improbable que magistrale en haut d'Arcalis. Parti dans la bonne échappée, il s'est ensuite extirpé du groupe de tête à cinq kilomètres de l'arrivée pour s'imposer en solitaire. Quelle belle histoire. Une histoire de fou, une histoire d'amour aussi entre la famille Feillu et le Tour. Un an après le maillot jaune conquis par Romain à Nantes, Brice a repris le flambeau de la plus belle des façons. Cerise sur le gâteau, il rafle également le maillot à pois.

A quoi ça tient, la gloire? Samedi, à Monaco, le premier Tour de France de Brice Feillu a failli tourner court lors du contre-la-montre inaugural. Pris dans la foule, le débutant ne s'était présenté sur la rampe de lancement que 20 secondes avant l'heure prévue de son départ. C'est en tout cas la victoire du culot, de l'audace et du courage. Feillu avait pris la fuite en compagnie de huit autres coureurs dans une échappée de neuf coureurs formée en deux temps (Riblon, E. Martinez et Gutierrez d'abord, B. Feillu, Kern, Pineau, Fröhlinger, Nocentini et Kuschynski ensuite). Dès la première heure de course, le destin de cette étape était donc scellé. L'écart a culminé à près de 14 minutes, aux alentours du 60e kilomètre, avant que l'équipe Astana se place en tête du peloton pour imprimer le rythme, mais sans jamais avoir l'intention de revenir sur les hommes de tête. Ce n'était pas son intérêt. Au pied de la montée finale, longue d'un peu plus de 10 kilomètres, les échappés se sont présentés avec une avance d'environ six minutes sur le premier peloton. L'apathie des ténors a fait le reste.

Contador marque son territoire

Si ce héros a crevé l'écran, d'autres ont offert un bien triste spectacle. Ou plutôt une absence de spectacle. A se demander à quoi jouent certains parmi les adversaires de l'équipe Astana. On attendait une première grosse explication sur les hauteurs d'Andorre, une des trois arrivées en altitude de ce Tour de France 2009. Mais de bagarre il n'y a pas eu. Le train kazakh jaune et bleu a imprimé un tempo tranquille dans la montée finale, sans forcer outre mesure. Il a alors fallu attendre les trois derniers kilomètres pour assister à la première accélération d'un favori. Elle fut l'oeuvre de Cadel Evans. Trop peu, trop tard. Alors, à force d'attendre les attaques des autres, en vain, Alberto Contador a décidé de passer à l'action, en contrant Evans. Le matador castillan est parti seul.

Au sommet, le bénéfice temporel est limité: 21 secondes prises à ses principaux adversaires. Suffisant pour reprendre la main au classement général par rapport à Lance Armstrong, qu'il devance de deux petites secondes désormais. Mais Contador n'a en revanche pas décroché le maillot jaune. Celui-ci se trouve sur les épaules de Rinaldo Nocentini, autre grand bénéficiaire de la journée. L'Italien, présent dans l'échappée, n'a pas eu la force d'aller chercher la victoire d'étape. Mais en coupant la ligne en compagnie du jeune Allemand Johannes Frohlinger (un de nos trois paris de ce Tour...) à 26 secondes de Brice Feillu, mais trois minutes pile devant Contador, Nocentini s'est offert la précieuse tunique. C'est parfait pour lui, parfait pour son équipe, AG2R La Mondiale, et impeccable pour Astana, qui n'aura pas à assumer le poids de la course samedi. Nocentini devance Contador et Armstrong respectivement de six et huit secondes.

Kreuziger dans le dur

Après cette journée de dupes, la belle affaire est incontestablement à mettre au crédit des hommes de Johan Bruyneel. Contador a eu la confirmation qu'il pouvait lâcher tous ses adversaires quand il le voulait en montagne. Lance Armstrong, pas franchement mis à l'épreuve à Arcalis, a prouvé qu'il était dans une condition largement supérieure à celle affichée sur le Giro au mois de mai. Les deux stars sont au coude-à-coude au classement et Levi Leipheimer, troisième "leader" potentiel, est toujours là lui aussi. Seul Andreas Kloeden a lâché un peu de lest. Si Evans, Sastre, les frères Schleck et Menchov, tous arrivés dans le même groupe qu'Armstrong, une vingtaine de secondes après Contador n'attaquent pas dans ce type d'étape, Astana peut dormir sur ses deux oreilles et sur ses deux vedettes.

Malgré le rythme lancinant de cette étape, certains ont perdu très gros. On pense surtout au jeune Roman Kreuziger. Le Tchèque, considéré comme un sérieux outsider, a perdu une minute et vingt secondes sur Contador et une minute sur le groupe Armstrong. C'est beaucoup. Pour le reste, on n'est guère plus avancé qu'au départ de Barcelone. Certes, ce Tour s'annonce très long. Mais à force de répéter que la dernière semaine sera terrible, certains ont peut-être oublié que, pour eux, le temps pressait déjà vu le retard accumulé depuis Monaco. Tant pis pour eux. Tant pis pour nous. Tant mieux pour Astana et Feillu.

# Posté le dimanche 12 juillet 2009 05:15

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Hushovd fidèle au poste

Reuters
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Etape 6: Classement
VIDEO : Le final de la 6e étape
Classement général
Le film de la 6e étape
Thor Hushovd confirme qu'il est bien un homme du Tour de France. Sous la pluie catalane, le Norvégien a obtenu son 7e succès sur la Grande Boucle en s'imposant à Barcelone, devant Oscar Freire. Il offre au passage à l'équipe Cervelo sa première victoire sur le Tour. Cancellara reste en jaune.

Thor Hushovd est un garçon fiable. Un vrai métronome. Pour une équipe, aligner le Norvégien au départ du Tour de France, c'est presque l'assurance de remporter une étape. Le Norvégien a en effet signé au moins un succès lors de six des huit dernières éditions de la Grande Boucle depuis son tout premier succès en 2002, pour un total de sept victoires. Il avait obtenu les six premières sous le maillot du Crédit Agricole. Jeudi, il a offert à la nouvelle formation Cervelo son tout premier bouquet sur la plus grande course du monde.Alors, merci qui?

Il faut dire que l'arrivée à Barcelone convenait à merveille au puissant sprinter nordique. S'il ne peut rivaliser avec Mark Cavendish en vitesse pure (qui le peut aujourd'hui?), Hushovd n'a pas d'égal sur les sprints en faux-plat montant comme celui que les organisateurs du Tour avaient programmé en haut de la colline de Montjuic. Avec Oscar Freire et Gerald Ciolek, il figurait sur une liste restreinte de finisseurs capables de gagner sur ce type de terrain. Le trio a d'ailleurs répondu présent puisque Hushovd s'est imposé devant Freire, Ciolek prenant la quatrième place, juste derrière l'invité surprise, Jose Joaquin Rojas (Caisse d'Epargne). Grosse frustration en tout cas pour Oscar Freire, qui avait ciblé cette étape à domicile et espérait redonner le sourire à une formation Rabobank aux abois en cette première semaine de course.

Menchov encore en galère

Pas sûr que cette escapade catalane rehausse le moral de la troupe néerlandaise, aussi gris que le ciel espagnol ce jeudi. Non seulement Freire a vu la victoire s'envoler à 150 mètres de la ligne, mais Denis Menchov a en plus à nouveau cédé du terrain. Dans les dix derniers kilomètres, une succession de chute a scindé le peloton en plusieurs segments. Une fois encore, le vainqueur du Giro, mal placé, s'est retrouvé pris au piège. Le peloton réglé par Hushovd sur la ligne comptait 43 unités (avec seulement deux Français, Pineau et Le Mével), dont l'ensemble des favoris du Tour, de Contador à Sastre, des frères Schleck à Evans, d'Armstrong à Kreuziger. Tous étaient bien présents. Tous, sauf Menchov, qui lâche dans l'affaire encore une minute. Au classement général, avant d'aborder le premier massif montagneux, le Russe pointe désormais à près de cinq minutes du maillot jaune, Fabian Cancellara.

Le Suisse a tenu bon sous le déluge. Personne n'a pu menacer sa belle tunique. Le danger aurait pu venir de Lance Armstrong, toujours dans la même seconde que lui au classement, mais le Texan n'a rien tenté et le Bernois est resté vigilant. En revanche, le danger a failli venir de David Millar. A quelques encablures de l'arrivée, ce dernier, 10e du général au départ de Gérone, était virtuellement en tête du Tour. Echappé depuis plus de trois heures en compagnie de Sylvain Chavanel, Stéphane Augé puis Amets Txurruka, l'Ecossais est sorti en solitaire à moins de 30 kilomètres de l'arrivée. Parti pour un vrai contre-la-montre, Millar possédait encore plus d'une minute de marge sous la banderole des 10 derniers kilomètres. Mais dans les longues lignes droites de Barcelone, il a fini par coincer, avant d'être repris juste avant la montée finale vers Montjuic. Dommage. Le rouleur de Garmin ne pourra même pas se consoler avec le maillot à pois comme Stéphane Augé, passé en tête de quatre des cinq difficultés du jour. Le baroudeur de Cofidis n'a donc pas tout perdu.

Néanmoins, son "règne" sur le Grand Prix de la Montagne risque d'être particulièrement éphémère. Vendredi, le tour débarque dans les Pyrénées, et la première arrivée au sommet de cette 96e édition, en haut d'Arcalis, devrait largement chambouler la hiérarchie à tous les étages de la course. Une redistribution des cartes est à prévoir. Le Tour ne se jouera pas à Arcalis. Il reste trop d'écueils dans les deux dernières semaines pour cela. Mais quelque chose nous dit que certains masques vont tomber. Pour de bon. Autant dire qu'il nous tarde d'y être...

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# Posté le dimanche 12 juillet 2009 05:11

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Cyclisme - Tour de France
08/07/2009 - 17:00
Voeckler, quel bonheur !

AFP
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Etape 5: Classement
Classement général
Le film de l'étape
Magnifique Thomas Voeckler! Présent dans l'échappée du jour, le Français s'est imposé de façon magistrale à Perpignan pour signer sa première victoire dans un grand tour. Il offre un bien beau cadeau à Jean-René Bernaudeau, le manager de Bbox Bouygues Telecom, dont c'était l'anniversaire mercredi.

Il faut toujours y croire. Même quand tout indique que la tentative est vouée à l'échec. Telle pourrait être la devise du baroudeur. Mercredi, sur une étape promise aux sprinters, Thomas Voeckler n'avait a priori rien à gagner en se glissant dans l'échappée du jour. Pour être tout à fait honnête, en cours d'étape, il y avait de quoi s'interroger, et même pester contre l'Alsacien. Pourquoi diable était-il allé dans cette galère? Pourquoi s'user quatre heures durant à l'avant de la course, alors que le sprint massif semblait inéluctable? Il y avait tant d'autres terrains plus favorables au profil de l'ancien champion de France. Mais Voeckler y a cru, malgré tout. Et en allant chercher cette magnifique victoire à Perpignan, il nous a tous donné une leçon.

Avant le départ du Tour de France, Thomas avait confié que son profil de puncheur n'était qu'un profil par défaut. Celui qu'on colle à tous ceux qui, comme lui, ne sont ni sprinters ni rouleurs et pas davantage grimpeurs. Comme une catégorie un peu batârde, un peu fourre-tout. Mais dans ce style là, Voeckler n'a pas beaucoup d'équivalent dans le peloton. Il a des jambes. Il a aussi de la tête. Il lui fallait les deux pour s'imposer à Perpignan. Autour de lui, dans l'échappée, le danger rôdait en effet de toutes parts. Mikhail Ignatiev, le Russe, semblait bien costaud. L'équipe Française des Jeux avait l'avantage de disposer de deux hommes devant, Anthony Geslin et surtout Yauheni Hutarovich, le Biélorusse, de loin le plus rapide du lot. Autant dire que Voeckler n'avait aucune chance de l'emporter au sprint. Il lui fallait partir. Au bon moment.

La galère de Gesink

C'est juste après la banderole des cinq derniers kilomètres que l'ex maillot jaune a choisi de porter l'estocade. Dès lors, les dés étaient jetés. Il fallait tenir. Sans réfléchir. Le Néerlandais Andreas Timmer (Skil-Shimano) a failli gâcher la fête, revenant à cinq secondes à peine avant la flamme rouge. Puis il a lâché prise. Voeckler venait de gagner son duel à distance. Le plus dur était fait. Sur la ligne, "Ti-Blanc" a réussi à préserver sept petites secondes sur le peloton. Rien n'est donc jamais écrit en cyclisme. La vérité d'un jour n'est pas celle du lendemain. Mardi, les Bbox avaient galéré lors du contre-la-montre par équipes. Une journée à oublier. 24 heures plus tard, c'est le bonheur total pour la formation vendéenne, dont c'est la deuxième victoire sur le Tour de France, trois ans après le succès de Pierrick Fédrigo à Gap. Une joie d'autant plus intense que Jean-René Bernaudeau fêtait ce mercredi son 53e anniversaire.

C'était donc le jour des Bouygues. Pas celui des Columbia. Pourtant, à 30 kilomètres de l'arrivée, quand l'échappée ne comptait plus que 40 secondes d'avance, l'affaire semblait pliée. Mark Cavendish songeait peut-être déjà à sa troisième victoire en autant d'étapes en ligne. Puis le scénario si bien huilé s'est grippé. Le train jaune et blanc a eu beau se mettre en route, l'écart est remonté au-delà de la minute, pour s'y maintenir jusqu'aux derniers kilomètres. Sans doute y avait-il de la part de la formation américaine un peu de fatigue après un début de Tour bien rempli. Peut-être aussi attendait-elle un peu de soutien de la part des autres équipes de sprinters, qui ont un peu tendance à se reposer sur la bande à Bob Stapleton. Après tout, Cavendish a déjà réussi son Tour, lui. Tout le monde ne peut en dire autant.

Celui des Rabobank est en train de virer au cauchemar. Denis Menchov a failli perdre gros encore mercredi. Le vent étant encore de la partie, les Saxo Bank et les Astana ont tenté un coup de force dans les 50 derniers kilomètres. Le peloton n'a alors pas tardé à se scinder en plusieurs morceaux. Menchov fut le seul ténor à se retrouver piégé. Si le Russe a repris sa place, son cas inquiète. Et que dire de celui de son principal lieutenant, Robert Gesink. Victime d'une chute au pire moment, juste avant la brutale accélération du peloton, le grimpeur néerlandais n'a jamais pu rentrer. Il a rallié la ligne d'arrivée près de 10 minutes après Thomas Voeckler. La galère des uns, le bonheur des autres. Ainsi va la vie du Tour. La roue ne tourne pas si souvent dans le bon sens pour le cyclisme français. Trop peu pour bouder son plaisir aujourd'hui...

# Posté le mercredi 08 juillet 2009 14:30

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Cyclisme - Tour de France
07/07/2009 - 19:40
Astana frappe fort

Getty Images
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Le classement général
Le film de la 4e étape
VIDEO : Le final de la 4e étape
La formation Astana et Lance Armstrong ont remporté avec brio la 4e étape, un contre-la-montre par équipes de 39 km à Montpellier. Fabian Cancellara (Saxo Bank) reste en jaune... pour 22 centièmes. Cadel Evans (Silence-Lotto) et Denis Menchov (Rabobank) sont les deux grands perdants de la journée.

Il lui aura finalement manqué une seconde. Moins que ça, même. 22 centièmes, pour être précis. Au soir de la 4e étape, le fameux contre-la-montre par équipes, Lance Armstrong n'est pas passé loin d'enfiler le 84e maillot jaune de sa carrière. Au terme de 39km très techniques qui en auront mis pas mal sur le carreau, la victoire est revenue à la machine Astana. Quant à Fabian Cancellara, le Suisse, leader depuis le chrono monégasque, a donc sauvé sa précieuse tunique. D'un souffle...

Impressionnante de puissance, l'équipe de Johan Bruyneel a récité une partition sans réelle fausse note, même si la formation kazakhe a faibli légèrement en fin d'étape. Comme on pouvait s'y attendre, le classement général a été chamboulé. Grâce à ce succès, le quatrième de "LA" dans la spécialité (un record) après ceux décrochés en 2003, 2004 et 2005, Astana a placé quatre de ses hommes aux cinq premières places au sommet de la hiérarchie : Armstrong est donc 2e dans le même temps que Cancellara, Contador 3e à 0'19", Klöden 4e à 0'23" et Leipheimer 5e à 0'31". Un joli tir groupé...

Evans, grand perdant

A Montpellier, si le Texan, qui fut maillot jaune virtuel à 10km de l'arrivée et qui aura assuré les relais les plus longs lors des nombreux faux-plats montants, et l'Espagnol ont conservé leur chance respective de victoire finale, d'autres ont peut-être perdu le Tour ce mardi soir. Ce contre-la-montre par équipes était attendu par certains. Il était également redouté par d'autres. Les grands battus du jour sont assurément Cadel Evans, et Denis Menchov. Ce soir, l'Australien et le Russe, qui a été victime d'une chute dès le 2e virage dans les rues héraultaises, pointent à 2'59" et à 3'52" de Cancellara.

Quelques jours avant le départ du Tour, Christian Vande Velde, le leader de Garmin-Slipstrea, qui occupe ce mardi soir la 12e place du général (à 1'16"), déclarait que "pour briller sur un contre-la-montre par équipes, il faut différentes qualités. Contrairement à ce qu'on peut penser, il ne suffit pas d'aligner neuf spécialistes du contre-la-montre pour que l'équipe soit performante". L'ancien coéquipier de L.A. chez US Postal, avait du mal à cacher sa déception à l'arrivée. Grande favorite de l'épreuve, son équipe, qui n'a pas su économiser ses coureurs en début d'étape, a échoué dans sa quête de victoire. Deuxièmes à 18 secondes, les hommes de Jonathan Vaughters, réduits à cinq coureurs (Millar, Zabriskie, Vandevelde, Wiggins et Hesjedal) dès le 15e km, ne sont pourtant pas passés loin de l'exploit.

La Saxo-Bank, en conservant le maillot jaune en son sein, a, elle, sauvé l'essentiel. Troisièmes de l'étape, à 0'40" d'Astana, les coéquipiers d'Andy Schleck, désormais 20e du général à 1'41", n'ont pas grand chose à se reprocher. La Liquigas de Roman Kreuziger et Vincenzo Nibali a parfaitement géré son effort (4e à 0'58"). Le Tchèque et l'Italien pointent, ce soir, aux 15e (1'31") et 19e rangs (à 1'36"). Grande animatrice de l'étape de lundi, la Columbia HTC a payé les efforts fournis la veille. Cinquième à 59 secondes, l'Allemand Tony Martin, qui pouvait se parer de jaune, doit se contenter du maillot blanc de meilleur jeune qu'il possède depuis lundi.

Eurosport - François-Xavier RALLET

# Posté le mardi 07 juillet 2009 15:19

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Cyclisme - Tour de France
06/07/2009 - 19:00
Cavendish capitalise

AFP
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Etape 3: Classement
VIDEO : Le final de la 3e étape
Classement général
Le film de la 3e étape
Deuxième étape en ligne et deuxième succès pour Mark Cavendish (Columbia). A La Grande-Motte, l'Anglais a devancé Thor Hushovd (Cervelo). Cavendish a réglé un peloton très réduit après une bordure provoquée par son équipe. Dans ce groupe, la bonne affaire parmi les favoris est pour... Armstrong.

Ce n'était pas faute d'être prévenu. La traversée de la Camargue, avec son fort vent de côté, était propice aux bordures. Tout le monde le savait. Tout le monde était sur ses gardes. Longtemps, on a pourtant cru que rien ne se passerait. Longue, plate et mortelle comme l'épée de Charlemagne, cette étape sudiste semblait devoir tourner à la somnolence collective, avec une moyenne horaire des plus faiblardes. Puis, à 30 kilomètres de La Grande-Motte, alors qu'il était sur le point d'avaler les quatre échappés du jour (Samuel Dumoulin, Koen De Kort, Maxime Bouet et Ruben Perez), le peloton a cassé. 25 coureurs devant. Tous les autres derrière. Ce n'était pas le moment de rêvasser et de descendre chercher un bidon. Quand le peloton s'est scindé en deux, toute l'équipe Columbia se trouvait aux avant-postes. Une aubaine pour Mark Cavendish, qui en a profité pour filer vers sa deuxième victoire en deux jours, la sixième de sa carrière, déjà, sur le Tour de France.

Plus que jamais, ce succès est donc à mettre au crédit de la force collective de la formation Columbia, même si cette dernière aura sans doute laissé pas mal de jus dans l'optique du contre-la-montre par équipes de mardi. Avec un jour d'avance, la troupe de San Luis Obispo s'est offert une véritable répétition générale. Mais Cavendish n'est pas du genre à laisser filer les occasions quand elles se présentent. Son équipe a beaucoup oeuvré pour maintenir le reste de la troupe à distance. Avec succès. Et elle avait gardé suffisamment de réserves pour placer la fusée de l'Ile de Man sur orbite. Non seulement, ce dernier est le plus rapide, le plus fort, mais il peut en plus compter sur les erreurs (ou la malchance) de ses adversaires. Comme s'il avait besoin de ça... Dimanche, Boonen, Bennati, Freire et Napolitano avaient été écartés du sprint par une chute dans l'ultime virage. Lundi, il avait donc encore moins d'adversaires à contrôler. Parmi ses collègues sprinters, Cavendish n'avait guère que le seul Thor Hushovd à surveiller, tous les autres ayant été piégés. Il la maitrisé sans le moindre problème.

Cancellara toujours là

Outre Cavendish, deux coureurs apparaissent comme les grands bénéficiaires de ce coup de bordure magistral, qui restera à n'en pas douter comme un des temps forts de cette première semaine. Fabian Cancellara, d'abord. Le maillot jaune, vigilant, a pris le bon wagon. C'est d'ailleurs le seul membre de l'équipe Saxo Bank à ne pas avoir été pris au piège de la cassure. Dès lors, il était sûr de conserver sa première place au général. On a même cru un instant que le Suisse tenterait de partir à la quête de la victoire d'étape dans le final, mais il est finalement resté bien au chaud. De 18 secondes, son avance sur son dauphin a grimpé lundi à 33 secondes, l'écart qui le sépare de l'Allemand Tony Martin, de la Columbia. Si le chrono par équipes se passe bien mardi, Cancellara peut espérer garder sa tunique jusqu'au premier massif montagneux, comme il l'avait fait en 2007. A moins que...

A moins que Cancellara ne se fasse griller la politesse. Par qui? Par Martin, peut-être, dont l'équipe, Columbia, est une spécialiste du chrono collectif. Qui d'autre? Vous voulez un indice? Américain. Texan. Revenant. Et toujours aussi intelligent. Vous voyez, maintenant? Oui, c'est bien lui. Lance Armstrong n'a pas raté le train lui non plus. Mieux, de tous les candidats à la victoire finale dans ce Tour de France, il est le seul à avoir évité la cassure. Une chose est sûre, après trois ans et demi de retraite, Armstrong n'a pas perdu son sens de la course. Et ça, ça ne s'apprend pas, ça ne s'achète pas. Nulle part. Pas même en pharmacie. Bien au chaud dans ce groupe d'une vingtaine d'hommes, L.A. était entouré de deux équipiers, Haimar Zubeldia et Yaroslav Popovych. Les Astana Boys n'ont d'abord pas bougé une oreille. Après tout, Alberto Contador était derrière... Puis, à un peu moins de 15 bornes de la ligne, Popovych a rameuté Zubeldia. Johan Bruyneel venait sans doute de donner le signal, jouant ouvertement la carte Armstrong plutôt que celle de Contador. Dont acte.

Au final, sur un strict plan mathématique, l'opération n'est pas de nature à changer la face du Tour. Armstrong a pris exactement 41 secondes à tous ses adversaires. Nouveau troisième du général, il devance Contador de 19 secondes, Cadel Evans de 24, Kreuziger de 33. Andy Schleck est tout de même à un peu plus d'une minute désormais. Mais surtout, psychologiquement, Armstrong a marqué un point. Indéniablement. Ce Tour va s'apparenter à une guerre des nerfs comme on n'en a pas vécue depuis un bail. A ce jeu là, Armstrong joue sur du velours. Derrière une décontraction apparente, le Yankee masque une détermination de fer. Chacun a compris lundi qu'il n'était pas (re)venu pour plaisanter.

# Posté le mardi 07 juillet 2009 15:13

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Cyclisme - Tour de France
06/07/2009 - 05:00
Cavendish, tellement facile

Reuters
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Etape 2: Classement
Le film de l'étape
Tour 2009: Classement général
Parfaitement emmené par l'équipe Columbia, Mark Cavendish a remporté haut la main la première étape en ligne du Tour de France 2009 dimanche, à Brignoles. Le sprinter anglais s'est imposé devant Tyler Farrar (Garmin) et Romain Feillu (Agritubel). Fabian Cancellara reste en jaune.

On ignore comment ce Tour de France s'achèvera. Mais le premier week-end de cette 96e édition a répondu à la plus limpide des logiques. Après la démonstration de Fabian Cancellara, le meilleur rouleur du monde, dans le contre-la-montre inaugural samedi, Mark Cavendish, le sprinter le plus rapide de la planète, a dominé haut la main le premier sprint massif de l'épreuve. Comme une évidence. En vitesse pure, le Britannique n'a pas de rival actuellement dans le peloton. Quand il est bien lancé par son équipe, comme ce fut le cas à Brignoles, il n'y a rien à faire contre lui.

Une fois encore, le train jaune de la Columbia a parfaitement oeuvré dans le final. Bien protégé, Cavendish a ainsi évité la cassure provoquée par une chute dans le peloton à 700 mètres de la ligne d'arrivée, contrairement à certains de ses plus dangereux rivaux, comme Tom Boonen, Daniele Bennati ou Danilo Napolitano. Ils n'étaient dès lors plus qu'une quinzaine à pouvoir briguer cette première étape en ligne. Les deux Mark sont alors entrés en scène. Renshaw, parfait dans son rôle de poisson pilote, s'est écarté au moment opportun pour laisser Cavendish avaler les 200 derniers mètres, seul devant. L'Américain Tyler Farrar (Garmin) n'avait ni la puissance ni la vitesse nécessaires pour venir sauter l'homme de l'ile de Man.

Feillu, mention bien

Pour Cavendish, c'est peut-être le début d'une formidable moisson. Le voilà en tout cas en avance sur son tableau de marche de l'an dernier, puisqu'il n'avait signé le premier de ses quatre succès que lors de la 5e étape. Sur le Giro, cette année, il avait également dû laisser les deux premiers sprints à Alessandro Petacchi avant de décrocher sa première victoire. Cette fois, il a frappé d'entrée et il y a tout lieu de croire que ce n'est pas fini. Dès lundi, sur la route de La Grande-Motte, il sera le grandissime favori. Au passage, il a marqué son territoire pour le maillot vert, déjà accroché sur ses épaules. Quelle saison en tout cas de la part de Cavendish, déjà crédité de 14 bouquets. Il n'est plus qu'à trois unités de son total 2008, déjà remarquable. Il pourrait bien dépasser cette marque d'ici les Champs-Elysées.

Derrière l'intouchable anglais, les autres ont fait ce qu'ils ont pu. A ce petit jeu, Romain Feillu n'a pas démérité. Le sprinter de poche a pris la troisième place. C'est la quatrième fois que le sprinter de poche finit à ce rang sur une étape du Tour, dont deux fois lorsque Cavendish gagne. Il a notamment devancé Thor Hushovd (Cervelo), seulement 4e. Jolie performance d'ensemble également des Bbox Bougues Telecom, qui placent trois de leurs hommes dans le premier paquet: Yukiya Arashiro (5e), William Bonnet (7e) et Saïd Haddou (13e).

Avant ce dénouement attendu, l'étape s'était déroulée selon un scénario (trop) bien huilée. Avec son échappée au long cours, condamnée sans avoir pu y croire puisque le peloton, bien tenu par les Saxo Bank, n'a jamais laissé plus de 5'20" aux échappés. C'était trop peu pour que Cyrdil Dessel, Stef Clement, Stéphane Augé et Jussi Veikkanen puissent espérer quoi que ce soit. Veikkanen n'a toutefois pas tout perdu, puisque le Finlandais récupère le maillot à pois du meilleur grimpeur. C'est toujours ça de pris. Le maillot jaune, lui, est toujours pour Fabian Cancellara, qui passera lundi la 10e journée en jaune de sa carrière. Peut-être pas la dernière, puisqu'il n'y a plus de bonifications en jeu. Si l'étape s'achève au sprint à La Grande-Motte, le règne de Cancellara se prolongera. Ce serait une bonne nouvelle pour lui... et pour Cavendish.

# Posté le mardi 07 juillet 2009 14:51

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Cyclisme - Tour de France
04/07/2009 - 20:00
Cancellara, la bombe humaine

AFP
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Etape 1: Classement
Le film de l'étape
Fabian Cancellara (Saxo Bank) est le Superman du chrono. Sans rival, le Suisse a survolé le contre-la-montre inaugural du Tour de France 2009. Sur les 15,5 kilomètres du tracé monégasque, il s'est imposé avec 18 secondes d'avance sur un excellent Alberto Contador (Astana), l'autre vainqueur du jour.

Dès lors qu'il s'agit de rouler seul contre le temps, Fabian Cancellara est un extra-terrestre. On le dit suisse, mais il doit venir d'une autre planète. La planète Chrono. Pour la troisième fois de sa carrière, après 2004 (à Liège) et 2007 (à Londres), il s'est offert le premier maillot jaune du Tour de France. Favori du contre-la-montre monégasque, le protégé de Bjarne Riis n'a pas déçu. Dans la foulée de sa probante victoire le mois dernier, chez lui, sur le Tour de Suisse, Cancellara a cassé la baraque en Principauté, reléguant son dauphin au classement, Alberto Contador, à 18 secondes. Voilà donc la confirmation que le début de saison difficile du Bernois, alors miné par des soucis physiques et personnels, est bien derrière lui.

Le parcours princier n'était pourtant pas rectiligne pour le pur rouleur qu'est Fabian Cancellara, la première moitié du profil étant accidenté, jusqu'en haut de la côte de Beausoleil, répertoriée en 4e catégorie. En haut de celle-ci, il pointait déjà au troisième rang. Seuls Alberto Contador et l'Allemand Tony Martin (Columbia) le devançaient d'une poignée de secondes. Autant dire que le plus dur était fait avant la descente et le plat final. Là, sur son territoire, Cancellara a lâché les chevaux pour déployer l'invraisemblable puissance qui est la sienne dans pareilles circonstances. Personne ne pouvait dès lors le priver du maillot jaune. Personne, pas même Contador.

Menchov prend un bouillon

Pourtant, le Madrilène fait presque office de vainqueur lui aussi. Pour l'étape, on l'a vu, Cancellara était hors-concours. Mais Contador a dominé l'autre match, celui qui mettait aux prises tous les candidats à la victoire finale dans ce Tour de France. Le message est clair pour ses rivaux. Tous ses rivaux. Dans son équipe comme en dehors. Le patron, jusqu'à preuve du contraire, c'est lui. Meilleur temps au sommet de la côte, il n'a certes pas pu rivaliser avec la bombe humaine de Saxo Bank pour le gain de l'étape. Mais tous les autres sont derrière. Le voilà déjà nanti d'un matelas sur la concurrence. Une marge parfois ténue, certes, comme sur Cadel Evans (5 secondes), Levi Leipheimer (12), Roman Kreuziger (14) ou Lance Armstrong (22), aussi convaincant que décontracté pour son grand retour. Toujours ça de pris, cependant. Il n'y a jamais de petit profit sur le Tour de France.

Sur d'autres, en revanche, Contador a creusé un véritable gouffre. Le débours est encore acceptable pour Andy Schleck, qui concède 42 secondes au Castillan. Carlos Sastre, le tenant du titre, est à la limite. 21e du chrono à 1'06" de Cancellara, Sastre doit être satisfait de sa place. Il l'est sans doute moins des 48 secondes qui le séparent déjà de son prédécesseur au palmarès. Même si ce Tour s'annonce très long avec sa terrible troisième semaine, et si Sastre est habitué à démarrer façon diesel, c'est déjà beaucoup. Mais que dire de Denis Menchov? Le Russe a pris un véritable éclat. Largué dès les premiers hectomètres, il termine à une 53e place indigne de son double statut de vainqueur du Giro et de prétendant au maillot jaune. Relégué à 1'13" de Contador, il a déjà compromis une partie de ses chances. Parmi les candidats au classement général, seul Frank Schleck (67e à 1'36" de Cancellara et 1'18" de Contador) et Luis Leon Sanchez (89e !) ont fait pire.

En dehors de ces quelques couacs majeurs, ce premier rendez-vous a finalement été conforme aux attentes. Cancellara premier maillot jaune et Contador plus que jamais installé dans la peau du favori, rien d'étonnant. Tout aussi logique est la performance d'ensemble des coureurs français. Un peu courts pour jouer les premiers rôles, ils réussissent un tri groupé intéressant en seconde rideau. Jérôme Coppel, le meilleur d'entre eux, apparait en 15e position, juste devant Sylvain Chavanel, dont on attendait un poil mieux, et Rémi Pauriol (20e). On a également eu la confirmation de la force de frappe de l'équipe Astana, qui place quatre de ses hommes (Contador, Kloeden, Leipheimer et Armstrong). Plus encore qu'à une armée mexicaine, cette équipe s'apparente à l'armée... monégasque. Que des officiers, pas de fantassins. Pour ce chrono en Principauté, c'est de circonstance. Toutefois, samedi, il n'était pas question d'unité, mais de tout donner chacun dans son coin. Le contexte idéal pour permettre aux multiples individualités ciel et jaune de briller. Ce fut le cas. Ce qui n'empêche pas de douter de la faculté de ces messieurs à la jouer collectif le moment venu.

# Posté le samedi 04 juillet 2009 18:05

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Cyclisme - Championnat de France
29/06/2009 - 07:23
Champion : "Pas si mauvais que ça"

AFP
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Champion de France !
Le film de la course
Les résultats
Dimitri Champion savoure sans revanche la conquête du titre de champion de France à Saint-Brieuc, lui qui avait été remercié en fin de saison dernière par l'équipe Bouygues Telecom.

DIMITRI CHAMPION, cette victoire est-elle une revanche sur les formations du Pro-Tour (première division)?

D.C. : Pas vraiment une revanche, mais oui, c'est sûr, ça prouve que je ne suis pas si mauvais que ça et que j'ai des qualités. Mais il ne faut pas dénigrer nos équipes de troisième division (Champion court pour Bretagne-Schuller, ndlr). C'est heureux qu'elles existent, ça donne la possibilité à des coureurs qui n'ont pas de boulot de se relancer. Si elles n'existaient pas, il y aurait beaucoup de coureurs au chômage.

Comment aviez-vous préparé ce championnat, et pensiez-vous pouvoir y briller?

D.C. : Oui, ce matin j'y pensais, je savais que j'étais en bonne condition physique. Jeudi dans le contre-la-montre, je n'avais pas gagné mais j'avais de bonnes sensations, simplement je n'avais pas pu m'exprimer à 100% à cause des conditions climatiques. Pour préparer ce championnat, on a travaillé plus que d'habitude. Avec l'équipe, on était en stage en montagne il y a deux semaines, et on ne roulait pas juste pour rouler: chaque jour il y avait des exercices spécifiques. On en a bavé, je peux vous dire que ce n'était pas facile.

Votre équipe ne participe pas au Tour de France. Ce maillot va-t-il vous donner l'ambition de changer de formation?

D.C. : Chez Bouygues, j'étais en fin de contrat, il n'a pas été renouvelé. Je n'ai jamais eu vraiment d'explications. Avec Bretagne, j'ai trouvé une équipe qui m'a donné une chance de me relancer. Je prouve aujourd'hui qu'ils ont eu raison d'avoir confiance en moi. Je n'ai aucun contact ailleurs, je suis très, très bien chez Bretagne, avec l'encadrement, les responsables. J'espère qu'ils vont évoluer. Et si mon titre peut les aider à évoluer et à devenir Continental Pro (deuxième division), je serai très fier de participer au projet.

Les oreillettes étaient interdites pendant la course. Est-ce que cela a pu aider une petite équipe comme la vôtre?

D.C. : Je ne sais pas si ça aide, mais ça change l'ambiance dans le peloton. C'était marrant, il y avait plus de conversations, les coureurs parlaient plus entre eux, c'était une autre course. Au fond, c'était une bonne chose, et je ne pense pas que ça ait gêné personne. En tout cas, c'est la preuve que c'est faisable.

Eurosport - AFP

# Posté le samedi 04 juillet 2009 18:03